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L'Afrique ne joue pas encore dans la cour des grands


 

Il suffit de regarder l’état actuel du monde et la succession des événements pour comprendre  que l’Afrique ne fait que de la figuration sur la carte mondiale.

Photo by GR Stocks on Unsplash
Les grands, ce sont ceux qui aujourd’hui luttent pour conquérir l’espace, investissent en recherche et développement pour créer les meilleurs vaccins en vue d’éradiquer les pandémies, accroissent leur capacité militaire pour faciliter les assassinats et ainsi faire peur à l’ennemi, mettent en place des systèmes de surveillance sophistiqués à l’aide des technologies de pointe pour espionner les personnes ou entités susceptibles de nuire à leurs intérêts… Vladimir Poutine a vu juste en disant  « Celui qui réalisera une percée marquante en intelligence artificielle dominera le monde ».

La course pour dominer le monde est tellement intense que même les nations supposées alliés ne le sont finalement pas assez  et se livrent entre elles à des pratiques peu orthodoxes. Les grands sont prêts à tout pour se hisser au sommet de la pyramide.

Pour ne plus rester en marge de ces luttes féroces, l’Afrique doit être unie et savoir qu’elle n’a véritablement pas d’amis. La preuve en est que le transfert des compétences dont on parle depuis plus d’un siècle n’a jamais été une réalité. Et plutôt que de pointer la responsabilité de tel ou tel Etat, le continent au fort potentiel démographique doit urgemment repenser son système éducatif nul, inefficace, incapable de produire des idées fortes.

D’abord, nous devons valoriser les choses qui nous appartiennent déjà notamment nos langues. Ce sont elles qui nous permettrons d'affirmer notre identité et mieux connaitre notre histoire.

Que les programmes éducatifs soient entièrement traduits dans nos langues et que les mots qui n’existent pas soient créés. Si langues étrangères il doit y avoir, il faut qu’elles soient secondaires et indispensables à la compréhension de certaines notions. Que personne ne vienne nous raconter notre histoire dans une langue autre que la nôtre.

Ensuite, nous devons nous inspirer des modèles de réussite existants et ceci en les copiant avec la volonté de faire mieux. Qu’on n'achète plus de téléphone chinois sans pouvoir en fabriquer mieux et qu’on ne vende pas nos ors et diamants sans que la contrepartie ne se traduise en transfert effectif de compétence.

Enfin, nos Etats doivent investir énormément en recherche et développement. Le préalable serait d’assainir le système éducatif actuel en bannissant de nos écoles et universités les matières inutiles pour qu’on n’ait plus des docteurs, enseignants chercheurs qui ne savent que mémoriser les théories des autres.

En regardant les événements que le monde traverse aujourd’hui, il m’arrive de croire que l’Afrique pourrait disparaitre non pas physiquement, mais spirituellement et je ne suis certainement pas le seul.   

 

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